Combien coûte une assurance habitation ?
Le prix dépend surtout de la surface, de la ville, du type de logement et des garanties choisies. Pour un même logement, les tarifs varient beaucoup d’un assureur à l’autre : il vaut la peine de comparer au moins une fois par an, au moment de l’avis d’échéance.
L’assurance habitation est-elle obligatoire ?
- Locataire : oui. Vous devez être assuré contre les « risques locatifs » (incendie, explosion, dégâts des eaux) et remettre l’attestation au propriétaire à la remise des clés, puis chaque année s’il la demande.
- Propriétaire en copropriété : l’assurance responsabilité civile est obligatoire, que vous habitiez le logement ou non.
- Propriétaire d’une maison hors copropriété : pas d’obligation légale, mais vous restez responsable des dommages causés aux voisins. Une assurance reste fortement conseillée.
Que risque un locataire qui n’est pas assuré ?
Le propriétaire a deux possibilités. Il peut demander la résiliation du bail : si le bail contient une clause prévue pour ce cas, il vous fait délivrer une mise en demeure par commissaire de justice et vous avez un mois pour vous assurer. Il peut aussi souscrire l’assurance à votre place, après vous avoir prévenu par lettre recommandée et laissé un mois pour réagir : vous lui remboursez alors chaque mois un douzième de la cotisation, majoré de 10 % au plus. Dans ce second cas, il ne peut plus ensuite demander la résiliation du bail pour défaut d’assurance.
Quelles garanties regarder ?
La garantie « risques locatifs » ne couvre que le logement loué : ni vos meubles, ni les dégâts causés chez le voisin. Avant de chercher le moins cher, listez ce dont vous avez vraiment besoin :
- Incendie, explosion, dégâts des eaux : le socle.
- Responsabilité civile : les dommages que vous causez aux autres (un dégât des eaux chez le voisin du dessous, par exemple).
- Vol et vandalisme : selon le logement et le quartier.
- Bris de glace : souvent utile en appartement.
- Protection juridique : facultative, mais précieuse en cas de litige.
Comment payer moins, en 5 étapes ?
1. Évaluez correctement vos biens
Ne déclarez ni trop peu (en cas de sinistre, vous ne seriez remboursé qu’en partie) ni trop (vous paieriez pour rien). Faites un inventaire rapide de vos meubles et de vos appareils.
2. Comparez plusieurs devis à garanties identiques
Demandez au moins trois devis avec les mêmes garanties et les mêmes plafonds. Comparer un contrat complet à une formule de base n’a pas de sens.
3. Jouez sur la franchise
La franchise est la somme qui reste à votre charge en cas de sinistre. L’augmenter fait baisser la cotisation : c’est un bon calcul si vous déclarez rarement des sinistres.
4. Regardez les remises multi-contrats
Certains assureurs accordent une remise si vous regroupez habitation et auto chez eux. Comparez quand même : un assureur spécialisé peut rester moins cher contrat par contrat.
5. Changez d’assureur grâce à la loi Hamon
Après un an de contrat, vous pouvez changer d’assureur à tout moment, sans frais ; la résiliation prend effet un mois après la réception de la demande. Si vous êtes locataire, c’est le nouvel assureur qui résilie l’ancien contrat pour vous. Si vous êtes propriétaire, vous envoyez vous-même la demande, par lettre, par e-mail ou en ligne si votre assureur le propose. L’assureur vous rembourse la part de cotisation non utilisée dans les 30 jours. Les autres règles (reconduction, rétractation) sont dans notre article sur vos droits pour résilier.
Vous déménagez : que devient votre contrat ?
Un déménagement est un changement de situation : même pendant la première année, vous pouvez résilier dans les 3 mois qui suivent. Pensez à assurer le nouveau logement dès la remise des clés, puisque le locataire doit fournir l’attestation à ce moment-là.
Quels pièges éviter ?
- La garantie vol : lisez ses conditions (type de serrure exigé, dépôt de plainte…).
- Les dommages électriques : vérifiez s’ils sont inclus ou en option.
- Les plafonds de remboursement : un plafond bas peut vous laisser à découvert après un sinistre grave.
- La résiliation par l’assureur : il peut lui aussi mettre fin au contrat à l’échéance, avec un préavis de 2 mois, ou en cas d’impayé. Surveillez vos courriers.
À retenir
- Comparez au moins trois devis avec les mêmes garanties et les mêmes plafonds.
- Après un an, vous changez d’assureur quand vous voulez, sans frais.
- Locataire : c’est le nouvel assureur qui résilie l’ancien contrat.
Comment Paille peut aider
Paille lit votre contrat d’assurance et affiche sa date d’échéance et le moment à partir duquel vous pouvez changer. Quand vous souscrivez ailleurs, Paille vous indique qui résilie l’ancien contrat et vous rappelle de vérifier qu’il est bien arrêté. Paille ne recommande pas d’assureur en particulier. Pour savoir si une garantie (vol, dommages électriques) figure dans votre contrat, le copilote répond à partir de vos documents.
Sources
- Service-Public : assurance habitation du locataire, risques locatifs (vérifié le 02/10/2026)
- Service-Public : assurance habitation du propriétaire (vérifié le 30/09/2026)
- Service-Public : assurance habitation, résiliation du contrat (vérifié le 02/10/2026)
- Légifrance : article L113-15-2 du Code des assurances (vérifié le 30/09/2026)